Bilan de la mandature qui s'achève.

Bilan de la mandature qui s'achève.

L'UNSA fait le bilan de cette mandature pour les agent-es de la Ville de Paris : des avancées mais de trop nombreux projets inachevés dont certains génèrent de forts mécontentements. Retrouvez notre déclaration en CST Central du 19 février 2026. 


DECLARATION DE L’UNSA AU CST
 CENTRAL DU 19 FEVRIER 2026
 

A Paris, le jeudi 19 février 2026

 

 

Monsieur le Président, Mesdames Messieurs,

 

Pour ce dernier CST central, l’UNSA souhaite faire un bilan de cette mandature qui s’achève.

 

Tout d’abord, commençons par le plus court, les avancées et progrès (et oui il y en a) :l’amélioration de la prise en charge et l’accompagnement des agents en situation de handicap.
le protocole concernant la catégorie B technique et sa revalorisation.
des efforts de réduction des inégalités de rémunération femme/homme en particulier par une analyse fine des causes.
une attractivité en progrès pour certains postes de travailleurs sociaux et des personnels DFPE telles les sage-femmes, et une amélioration concernant la prise en compte de la santé féminine.
la généralisation du dispositif interne de signalement des violences sexistes ou sexuelles au travail.
 

Maintenant passons au second point un peu plus long, les projets inachevés :L’UNSA tient à souligner un certain nombre de sujets relevant de l’agenda social dont le traitement a été retardé ou n’a jamais pu aboutir :

La transparence des primes avec communication des montants moyens par corps et grade n’est pas transmise, encore moins par direction.

Ces moyennes existaient pourtant avant le RIFSSEP (2017 2019) avec des notes DRH de cadrage et de moyenne des primes de rendement pour les administratifs et pour les primes spécifiques aux techniques.

La promotion de l’activité physique sur le temps de travail et les efforts concernant la santé mentale des agents restent aussi des chantiers en devenir.

 

Et certains sujets qui sont restés avec un goût d’inachevé, satisfaisant à moitié mais pas totalement.

Les déroulements de carrières en particulier pour les débuts des corps en catégorie C et la revalorisation des pieds de corps reste à améliorer sérieusement.

La filière médico-sociale malgré des déclaration louangeuses n’a pas obtenu une revalorisation de son taux d’IFSE à hauteur des félicitations qu’on lui adresse.

Pour ce qui est de la santé féminine, le manque d’enthousiasme de la Maire de Paris à vouloir porter auprès du gouvernement la création d’un ASA congé menstruel est incompréhensible et navrant.

L’attribution d’un marché concernant les congés bonifiés à une compagnie aérienne Air France en l’occurrence et non à un voyagiste comme précédemment, entraine un regroupement obligatoire sur Roissy et des dysfonctionnements notamment sur les choix des dates de vol.

 

En revanche un certain nombre de sujets de mécontentements sont devenus catastrophiques :Le déménagement de la DRH à porte d’Italie que personne ne veut, dont personne (mis à part peut-être ses instigateurs) ne comprend la nécessité mais que personne dans les services n’ose vraiment critiquer pour cause d’omerta et aussi par peur de représailles peut-être ?

La Ville comme pour Bédier, ou le quai de la Râpée (ex DASES ex usine des eaux), a le don de se faire refiler des bâtiments dont personne ne veut, surtout les promoteurs, et dont l’opération financière est loin d’être favorable pour cette dernière (sauf peut-être à court terme, la Direction des Finances pour quelques loyers capitalisés ?).

La monétisation des jours de CET au-delà de 2 jours annuels est systématiquement refusée, outre la satisfaction des agents, elle permettrait de dégonfler les CET, en particulier pour ceux qui quittent leurs fonctions pour la retraite et qui en CET ne peuvent être réglementairement remplacés. Eu égard aux finances de la Ville, le coût serait marginal, même si contrairement au secteur privé la Ville ne provisionne ni les congés payés, ni les CET.

La revalorisation de l’indemnité télétravail ajournée pour l’éternité, alors que les personnels des administrations parisiennes de la Préfecture de Police relevant du budget spécial de la Ville de Paris sont alignés sur les modalités de l’indemnité de l’État, plus favorable. Ils sont certainement plus méritants que les agents de la Ville de Paris.

Pour la PSC, le choix de la labellisation des contrats de mutuelles dans le cadre de l’AFS 2026 (Allocation Frais de Santé) versée mensuellement à partir de janvier (en fait à partir d’avril pour des raisons techniques) est d’une complexité maximale, la liste officielle des contrats labellisés pour les collectivités locales démontre en outre que ces contrats sont aussi rares que plus chers.

Seul point positif, il existe un consensus : tout le monde est mécontent !

Pour le contrat de garantie de pouvoir d’achat, ou COLLECTEAM, reconduit pour un an par avenant, avec une augmentation maximale de 15 % sur les cotisations appliquées au 1er janvier 2026, sans que l’assiette de cotisation qui détermine l’assiette de remboursement (les codes primes des indemnités prises en compte) soit clairement définie.

Côté social, les offres de l’AGOSPAP sont inversement proportionnelles en qualité à ce qu’on pourrait attendre de la première collectivité de France.

Les repas de l’ASPP restent chers, le plat social obligatoire à 2, 40 € est trop souvent absent très tôt, alors qu’il existe un engagement de maintenir celui-ci durant tout le service en proposant un plat de remplacement au même prix.

Concernant la DASCO, nous tenons en premier lieu à réagir à la médiatisation récente d’affaires de violences sur mineurs dans le secteur périscolaire parisien.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté toute forme de violence, d’atteinte ou de mise en danger des enfants. La protection des mineurs est, et doit rester, une priorité absolue. Chaque signalement doit être traité avec sérieux, rigueur et dans le respect des procédures judiciaires et administratives.

Pour autant, nous refusons les amalgames dangereux et les raccourcis médiatiques qui jettent l’opprobre sur l’ensemble des professionnels de l’animation et de l’éducation, dont l’immense majorité exerce son métier avec engagement, éthique et sens des responsabilités.

La protection de l’enfance est donc évidemment une priorité absolue que l’UNSA partage pleinement. Elle exige des réponses sérieuses, efficaces et construites avec les professionnels concernés.

L’émission Cash Investigation consacrée aux accueils périscolaires des enfants parisiens a gravement entaché l’image de notre métier. Les animateurs et les agents des écoles y sont salis et se retrouvent maintenant en danger face à la légitime colère des parents.

La responsabilité la Ville est pleinement engagée, les dysfonctionnements sont structurels et systémiques et émanent du manque de moyen.

Oui, en effet, les animateurs et les agents des écoles se sont sentis salis et en danger, en particulier lors de cette émission de télévision, émission qui ne reflète pas l’engagement et la qualité du travail réalisé par la grande majorité des personnels. Ceux-ci continuent pourtant d’effectuer leurs missions dans un environnement et des conditions dégradés : sous-effectif régulier, non-respect du taux d’encadrement, recrutement peu qualitatif ou quantitatif.

La ville répondra tardivement à ces dysfonctionnements, notamment avec des mesures inappropriées voire inefficaces comme la divulgation du nom et prénom des agents sur un badge à destination des parents et usagers. Ces dispositions mettent en danger les agents, les exposant à de potentielles représailles en cas de conflits.

Enfin particulièrement pour les métiers en tension, la situation du logement des agents ne s’améliore pas, l’obligation pour les Maires d’arrondissement d’utiliser leur contingent doit faire l’objet d’une proposition de modification de la réglementation.

Du côté du dialogue social, las le constat est sans appel. Les échanges sont nombreux mais nos questions restent souvent sans réponse même si les points sont notés. Moultes réunions et discussions pour souvent n’aboutir à qu’à des demies avancées voire à rien.

Il semble que la Ville a fait de la citation d’Alphonse Allais sa nouvelle devise : Le comble de l’habileté : arriver à lire l’heure sur un cadran de baromètre.

 

Pour conclure, l’UNSA vous fait part de ses inquiétudes à court terme concernant :

 

- Les conditions de travail ainsi que la protection contre les éléments climatiques extrêmes
- Le devenir du SMP Service de Médecine Préventive impactant la santé des agents.
- L’application de la démocratie sociale en direction et particulièrement les Espaces de Discussion sur le Travail.
 

Sur tous ces sujets, l’UNSA restera vigilante pour que les conditions de travail et le pouvoir d’achat des agents s’améliorent et qu’ils ne fassent pas les frais de politiques erratiques de la municipalité.

 

Tous vos élus et représentants du personnel de l’UNSA,
toutes les infos à retrouver sur notre IntraParis UNSA.

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