CAPP Lamblardie : UNSA mobilisée !
Postes vacants, suivi médical effectif des personnels, accès aux formations professionnelles, moyens matériels : retrouvez notre déclaration en FS-SSCT DSP du 15 octobre 2026.
DÉCLARATION LIMINAIRE DU SYNDICAT AUTONOME UNSA A LA FS-SSCT DE LA DSP DU 15 OCTOBRE 2026
À Paris, le 15 octobre 2026
À la suite de la visite effectuée le 15 septembre 2026 au CAPP Lamblardie par les représentants du Bureau des Risques Professionnels et les élus de la F3SCT, nous souhaitons attirer l'attention de l'instance sur une situation qui dépasse largement la simple visite des locaux.
Cette visite a permis de constater les conséquences des épisodes de forte chaleur de cet été, mais elle a surtout fait apparaître un ensemble de difficultés qui touchent directement aux conditions de travail, à la santé des agents et à la prévention des risques psychosociaux.
Le CAPP Lamblardie accueille un public particulièrement fragile, confronté à des situations sociales, familiales et parfois migratoires complexes. La qualité de cet accompagnement dépend directement des moyens humains et matériels accordés aux professionnels.
Or, plusieurs postes restent aujourd'hui vacants ou incomplets : un poste de médecin consultant, alors même que le médecin actuellement présent ne consacre que 40 % de son temps au CAPP Lamblardie et 40% sur un autre CAPP avec une charge administrative importante ce qui limite d’autant plus son temps clinique, un poste d'assistante sociale partagé entre 2 CAPP, ce qui entraîne une surcharge de travail importante, 0,4 ETP d'orthophoniste, et un demi-poste de psychologue.
Cette psychologue devait occuper un poste à temps plein, en remplacement d’une collègue à plein temps qui est partie à la retraite, mais à sa grande surprise elle a appris fin juin qu’elle serait sur 2 lieux…
Ces vacances ou quotités de postes insuffisantes ont des conséquences très concrètes : augmentation de la charge de travail, difficultés à assurer la continuité des prises en charge, allongement des délais et épuisement progressif des équipes.
On ne peut pas demander aux agents de compenser durablement des postes
vacants ou incomplets par davantage d’investissement personnel.
Nous avons également été alertés sur le suivi médical aléatoire des personnels. De nombreux agents, titulaires comme contractuels, indiquent ne plus être convoqués depuis plusieurs années aux visites médicales périodiques, voire à la visite initiale.
Dans des métiers particulièrement exposés à la charge émotionnelle et aux risques psychosociaux, cette situation doit être examinée avec attention.
Même constat pour les formations : les agents formulent des demandes lors des entretiens professionnels, on leur répond favorablement, leurs besoins sont reconnus mais elles aboutissent très rarement, alors même que les situations rencontrées par les équipes sont de plus en plus complexes. Les années passent, les demandes sont renouvelées et aucune proposition de formation n’est faite aux agents, il ne suffit pas de dire oui à une demande si aucun départ en formation n’est ensuite organisé…
Cette absence de réponse concrète a des conséquences directes : elle empêche les professionnelles d’actualiser leurs connaissances, de faire évoluer leurs pratiques à des situations cliniques et sociales de plus en plus complexes.
Cela constitue également un frein à leur évolution professionnelle et aux parcours de carrière.
Les difficultés concernent aussi les moyens matériels les plus élémentaires : démarrer l'année sans agenda (ils sont distribués au mieux fin septembre), devoir rationner les ramettes de papier dès le mois de novembre alors même qu’il sert de support pour divers exercices ou écrits, attendre parfois plusieurs semaines avant qu'un nouvel agent dispose d'un ordinateur (les arrivées dans les équipes peuvent s’anticiper), ce sont des irritants quotidiens qui s’accumulent et nourrissent le sentiment de ne pas être reconnu ni soutenu dans son travail.
La reconnaissance passe aussi par des perspectives professionnelles : les agents contractuels des CAPP demandent de véritables perspectives d'évolution de leur rémunération, ainsi que l'ouverture de concours permettant notamment aux psychomotriciens et aux orthophonistes de pouvoir être titularisées.
Ces demandes ont un lien direct avec les difficultés d’attractivité des postes, de fidélisation et de stabilité des équipes, ce sont des éléments à prendre en compte quand on connait les listes d’attente en libéral…
Tous ces sujets ont un point commun : ils relèvent directement des conditions de travail, de la santé des agents et de la prévention des risques professionnels.
Lorsqu'un service manque durablement de personnels, que le suivi médical est insuffisant, que la formation se réduit, et que les moyens matériels deviennent insuffisants, le risque psychosocial n'est plus théorique.
Les demandes de nos collègues du CAPP Lamblardie ne peuvent pas rester sans suite : nous réclamons qu’un suivi précis soit présenté à la F3SCT concernant : les postes vacants, le suivi médical effectif des personnels, l'accès aux formations professionnelles, les moyens matériels.
Nous demandons donc à l'administration des réponses précises, des engagements concrets sur les différents points soulevés par l'équipe du CAPP Lamblardie.
Tous vos élus et représentants du personnel de l’UNSA,
toutes les infos à retrouver sur l’IntraParis UNSA.






