Canicule : anticiper plutôt que subir!

Canicule : anticiper plutôt que subir!

Retrouvez la déclarations UNSA Ville de Paris à la FS-SSCR Centrale du 24 juin 2026. Mobilisés pour les conditions de travail des agents de la Ville de Paris.


CANICULE : ANTICIPER PLUTOT QUE SUBIR
FS-SSCT CENTRALE DU 24 JUIN 2026


A Paris, le mercredi 24 juin 2026

 

Le mercredi 17 juin en fin d’après-midi, une lettre Info Capitale informait du passage de Paris en vigilance orange, à compter du lendemain midi. Une alerte aussi tardive a placé de nombreux services, agents et encadrants en difficulté pour adapter leur organisation.


S’adapter la veille au soir, c’est déjà trop tard


Les consignes « Fortes chaleurs - Adaptons nos comportements au travail » prévoient plusieurs mesures : aménagement des horaires, report de tâches, télétravail pour toutes les activités qui le permettent, ajustement des périodes de repos.


Pourtant, certains se sont vu refuser l’élargissement de leur télétravail par « solidarité avec les agents de terrain. » D’autres se voient refuser l’élargissement des horaires de travail dès le matin parce que l’alerte orange commençait à midi…


Les climatiseurs arrivent dans les écoles, après l’alerte rouge… Mieux vaut tard que jamais !

 

Anticiper plutôt que subir


L'UNSA demande que les modalités d'organisation du travail en période de fortes chaleurs soient définies à l'avance pour chaque activité et chaque site, dans une note de service claire et connue des agents.


L'UNSA demande également que ces mesures puissent être activées dès la vigilance jaune, niveau correspondant déjà à un « pic de chaleur intense de courte durée (un ou deux jours) présentant un risque pour la santé des populations fragiles ou surexposées. »


Les personnes vulnérables doivent pouvoir bénéficier d’une Autorisation Spéciale d’Absence (ASA).

 

Des moyens concrets pour ne pas suffoquer


L'UNSA demande que l'ensemble des sites soit équipé de douches, comme nous l’avons par exemple demandé pour le 4 rue Lobau. En outre et à court terme, l’UNSA renouvelle sa demande de création d'une cartographie des douches accessibles aux agents.


Températures relevées ce matin : entre 34°C et 38°C dans les écoles Fournier, Littré, Marssoulan, Villette, Tourtille, Küss, Lamoricère, Bignon, Parc des Princes, Gros...
Et il n’y a pas que les écoles qui ne sont pas climatisées.
Dans les bureaux non climatisés, l’équipement se limite encore trop souvent à de simples ventilateurs… L’UNSA demande la mise à disposition de climatiseurs ou de rafraîchisseurs d’air. Contrairement au ventilateur, qui se contente de brasser l’air, le rafraîchisseur d’air est une alternative au climatiseur qui aspire l’air à travers un réservoir d'eau froide dans lequel on peut ajouter des pains de glace.

 

Pour les agents travaillant en extérieur, l’UNSA ne cesse de revendiquer des vêtements de travail adaptés aux fortes chaleurs : vêtements respirants, bermudas, shorts, sans négliger la protection des agents. L’UNSA demande l’expérimentation de différents modèles de gilets rafraîchissants. Un gilet rafraîchissant contient des éléments qui restent frais (par exemple des poches pour y mettre des pains de glace ou des inserts réfrigérants) et qui permettent de refroidir le corps par contact. Une étude de l’INRS semble démontrer une certaine efficacité.