DPE : des métiers essentiels, une reconnaissance insuffisante !

DPE : des métiers essentiels, une reconnaissance insuffisante !

Evolution des carrières, sécurité et conditions de travail, prise en compte de la santé des femmes, manque d'effectifs, télétravail : retour sur les revendications de l'UNSA pour les agent-es de la Ville de Paris


DES MÉTIERS ESSENTIELS, UNE RECONNAISSANCE INSUFFISANTE

 

Les éboueur·e·s et égoutier·ère·s, au cœur du bon fonctionnement de notre ville, assurent chaque jour des missions indispensables à la salubrité et à la sécurité publique.
Pourtant, ils et elles perçoivent aujourd’hui l’IFSE la plus basse de la collectivité, en total décalage avec la pénibilité, les risques et l’utilité de leurs missions.

Nous exigeons une revalorisation immédiate de l’IFSE à la hauteur de leur engagement.

 

ÉVOLUTION DE CARRIÈRE : DES PERSPECTIVES BLOQUÉES
De nombreux agents comptabilisant une dizaine d’années d’ancienneté pourraient légitimement accéder aux fonctions de TSON (technicien des services opérationnels nettoiement).

 

Nous demandons :

Ø  La mise en place d’un oral d’accès, à l’image de ce qui existe pour les TSOT (Technicien des Services Opérationnels transport)

Ø  Une ouverture réelle des parcours professionnels

Aujourd’hui :

Ø  Ces postes sont en forte pénurie dans les arrondissements

Ø  Ils sont occupés par des agents « faisant fonction », souvent sans reconnaissance statutaire.

Ø  Cette situation crée un malaise professionnel

 

SÉCURITÉ ET CONDITIONS DE TRAVAIL : URGENCE D’AGIR


Nous demandons :

Ø  La mise en place de quarts d’heure sécurité réguliers, et non uniquement après un accident

Ø  Une meilleure visibilité sur l’organisation du travail

Ø  Le retrait immédiat des engins non conformes circulant sur la voie publique

 

Les agent·e·s travaillent dans des conditions parfois dégradées :

Ø  Matériels inadaptés

Ø  Ateliers et divisions en mauvais état

Ø  Prise de service malgré des conditions dégradées

 

PRISE EN COMPTE DE LA SANTÉ DES FEMMES


Les agentes demandent :

Ø  La reconnaissance des douleurs menstruelles invalidantes (règles hémorragiques notamment),

Ø  La possibilité de bénéficier d’un congé adapté en cas de douleurs intenses,

Ø  L’accès à un espace dédié pour se changer à proximité du lieu de travail.

Il est inadmissible que certaines agentes soient contraintes de consommer dans des établissements (ex : café) pour accéder à des sanitaires.

Le respect de la dignité et de la santé des agentes est non négociable.

 

MANQUE D’EFFECTIFS : DES SERVICES SOUS TENSION

Nous dénonçons un sous-effectif chronique dans plusieurs divisions.

Nous demandons :

Que le principe des agents volants venant en soutien des UGD, soit étendu aux :

Ø  AOCC (Agent Opérationnel Chargé du suivi des bonnes pratiques de Collectes)

Ø  ACQP (Agent Chargé du suivi de la Qualité des Prestations)

Ø  Standardistes

Dans certaines divisions, un seul agent assure jusqu’à quatre postes.

Cette surcharge nuit à la qualité du service public et à la santé des agents.

 

TÉLÉTRAVAIL : UNE MESURE DE BON SENS
Nous revendiquons :

La mise en place d’au moins une journée de télétravail pour tous les personnels de bureau et pour accompagner les agents en reclassement pour raison de santé.