Revendications de l'UNSA pour la Police Municipale à Paris
Déclaration liminiaire en CST DPMP du 8 juille 2026.
DECLARATION LIMINAIRE DE l'UNSA AU CST DE LA DPMP DU 08 JUILLET 2026
A Paris, le jeudi 09 juillet 2026
Ce premier CST de la nouvelle mandature est l’occasion de fixer une ambition claire pour la DPMP Direction de la Police Municipale et de la Prévention.
L’UNSA attend un dialogue social fondé sur la confiance, la concertation, le respect et l’écoute des représentants du personnel.
Les policiers municipaux ont démontré leur engagement sans faille au service des Parisiennes et des Parisiens. Ils ont su répondre présents lors des évènement majeurs comme les Jeux Olympiques ou lors de certaines périodes de crise. On se souvient par exemple du COVID, des épisodes de fortes chaleurs et de toutes les sollicitations exceptionnelles. Aujourd’hui, ils attendent en retour de la reconnaissance et des actes concrets.
N’oublions pas non plus les autres agents de la DPMP qui assurent des missions essentielles de surveillance des jardins, des mairies, de médiations et d’accompagnement. Souvent moins visibles ou oubliés, ils contribuent pourtant, chaque jour, à la tranquillité publique en lien avec les usagers et le travail de proximité qui fait la force du service public. Leur engagement mérite reconnaissance et une grande attention en matière de condition de travail, de formation et de perspectives d’évolution.
Paris dispose de la première Police Municipale de France. Ce statut impose une responsabilité particulière. Si l’on veut une Police Municipale performante, professionnelle et reconnue, il faut accepter d’investir dans sa principale richesse : ses agents. La sécurité et la tranquillité des Parisiennes, des Parisiens, des touristes et de tous ceux qui travaillent sur Paris, ne peuvent être assurées si les conditions de travail des Policiers municipaux et de tous les agents de la DPMP sont négligées.
L’un des enjeux majeurs de cette mandature sera la fidélisation des agents. Recruter est indispensable mais conserver les agents expérimentés l’est tout autant. Le départ régulièr de collègues vers d’autres collectivités, d'autres services ou d'autres administrations traduit un manque d’attractivité qu’il faut avoir le courage d’analyser.
Fidéliser, c’est reconnaître l’engagement quotidien du personnel. C’est aussi améliorer les conditions de travail, garantir une organisation compatible avec la vie personnelle, valoriser les compétences et donner aux agents les moyens d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions. Chaque départ représente une perte d’expérience, une désorganisation des services, et un coût important pour la collectivité...
Nous souhaitons également que la Ville de Paris utilise pleinement les possibilités offertes par les textes, notamment les marges de manœuvre rappelées par la fiche technique de la Direction Générale des Collectivités locales (DGCL) relative au régime de maintien de rémunération en cas de congé de maladie pour la Police Municipale. Les agents ne doivent pas être contraints de venir travailler malades par crainte d’une perte financière. Un policier malade n’est pas seulement un agent en difficulté : il peut également mettre en danger son équipage et compromettre la sécurité des interventions.Les agents doivent pouvoir être malades sans être pénalisés au point de renoncer à leur santé. D’autres collectivités l’ont mis en place. Pourquoi pas Paris ???
Enfin l’UNSA sera particulièrement vigilante sur tous les projets de réorganisation, notamment ceux qui concernent la sécurité et le temps de travail. Il ne suffit pas de mettre en place des projets sans concertation : même lorsqu’ils sont intéressants, ils ne peuvent être élaborés et déployés à la va-vite pour satisfaire des électeurs, sans prendre en compte l’ensemble des paramètres, au risque de mettre les agents en grande difficulté. Les évolutions ne pourront être acceptées que si elles démontrent un véritable intérêt pour le service public, sans dégrader la santé, la sécurité, les conditions de travail ou l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
L’UNSA continuera de défendre les agents de la DPMP, pour avoir un service reconnu, attractif, doté de moyens à la hauteur de ses missions, respectueux de ses agents et capable d’assurer un service public de qualité !
Pour que le bien-être au travail ne soit pas... que sur le papier !






